4 février 2010

La percée

Malgré l’intensité de la campagne des élections régionales, je ne pouvais faire l’impasse sur un billet concernant une fête viticole majeure qui aura lieu ce week-end dans le Jura : la Percée du Vin Jaune. Cette 14ème édition sera l’occasion pour 80 vignerons de faire connaître à plus de 40000 amateurs, après un passage de 6 ans et 3 mois en fût,  leur vin jaune, le plus mystérieux des vins français. Comme lors de la première édition, la Percée se déroulera cette année à Poligny, par ailleurs capitale du comté. Point d’orgue de cette fête : la cérémonie de la percée.  Pour les non-initiés, il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’elle consiste, après une « messe en jaune » et une procession dans la ville, à procéder à la percée (« mise en perce ») d’un fut de 228 litres du millésime 2003 du précieux nectar. Et, bien entendu, à le boire par la suite… Autre moment fort du week-end : le clavelinage. Il s’agit d’un concours traditionnel, au cours duquel sont désignés les meilleurs vins jaunes.

A consommer sans modération…

P. S. du 6 février : la campagne des élections régionales en Franche Comté aura un impact sur le déroulement de la Percée du vin jaune…. A voir ici.

29 janvier 2010

Les cumulards d’Hénart

Après de multiples péripéties, la liste que présentera l’UMP aux élections régionales en Lorraine a enfin été dévoilée. Les oreilles indiscrètes ne seront pas surprises : mis à part quelques arbitrages de dernière minute (on reconnait là la très bonne école Rossinot), les personnes retenues par Laurent Hénart pour figurer sur sa liste ne seront pas source d’étonnement.

En revanche, ceux (dont je faisais partie) qui attendaient un nouveau souffle à droite, ou comme dirait Stanley, un « message politique étonnant », seront nécessairement déçus.

En effet, en Meurthe-et-Moselle, les candidats figurant en position éligible, y compris en cas de défaite (c’est à dire les 7  premiers étant donné que Laurent Hénart a déjà annoncé à ses colistiers qu’il démissionnerait du Conseil régional en cas de défaite-  j’y reviendrai plus tard dans la campagne), sont pour la plupart des cumulards de premier ordre. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les fonctions exercées par les candidats  :

1) Laurent Hénart : député, adjoint au maire de Nancy, membre de la Communauté urbaine du Grand Nancy, président de l’Agence nationale des services à la personne, président de la Réunion des opéras de France, secrétaire général du Parti radical;

2) Nadine Morano : secrétaire d’État à la famille et à la solidarité, conseillère régionale, députée fantôme de la 5ème circonscription;

3) Jean-François Guillaume : maire de Ville-en-Vermois, président de la communauté de commune du saintois, et fils à papa;

4) Claudine Guidat : conseillère régionale, 1ère adjointe au maire de Nancy;

5) Edouard Jacque :  maire de Longwy, président de la communauté de communes de l’agglomération de Longwy;

6) Mireille Gazin : 1ère adjointe au maire de Maxéville, membre de la Communauté urbaine du Grand Nancy, présidente du Parti radical de Meurthe-et-Moselle;

7) Luc Binsinger, maire de Saint-Nicolas-de-Port, premier vice-président de la Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois (et quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime);

Bref, dans les éligibles, aucun n’a moins de deux fonctions politiques. Où est le renouvellement ? Où sont les jeunes ? Où est la société civile ? Où est le non-cumul ? Nulle part. Plus d’un lorrain sur 10 est au chômage ; mais 7 candidats de droite sur  7 sont des élus….

26 janvier 2010

Régionales 2010 : le MoDem en campagne

Après voir été officiellement été lancée au niveau national dimanche 24 janvier, c’est désormais en région que le Mouvement Démocrate va mener sa campagne pour les élections régionales de mars prochain.

A cet effet, en Lorraine, un site internet, présentant les propositions du Mouvement Démocrate, les candidats, l’agenda de campagne et les déplacements sur le terrain, vient d’être mis en ligne. Je vous invite à en prendre connaissance.

Ce lancement de campagne en Lorraine est par ailleurs l’occasion de faire mieux connaissance avec Danièle NOËL, qui sera tête de liste en Meurthe-et-Moselle. Voici la présentation que le site lorrainedemocrate fait d’elle :

***

Née à Pompey, où son père était sidérurgiste, Danièle NOËL, a passé sa jeunesse à Nomeny et à Pont-à-Mousson. Après des études supérieures de lettres (français, anglais et chinois) à Nancy, elle a embrassé la carrière d’enseignante de lettres et de langues en collège et en lycée. Elle est mariée et mère de deux enfants de 17 et 23 ans.

Sympathisante de l’Union pour la Démocratie Française depuis 2002, c’est tout naturellement qu’elle s’engage, en tant que militante, au sein du Mouvement Démocrate lors de la campagne des élections présidentielle de 2007. Elle sera, la même année, directrice de campagne de la candidate aux élections législatives sur la 3ème circonscription de Meurthe-et-Moselle.

En 2008, elle participera aux réflexions préparatoires à la campagne des élections municipales à Nancy et sera membre de l’équipe de campagne de la candidate aux élections cantonales sur le canton de Nancy Ouest.

À la suite de cet engagement militant, Danièle NOËL s’est investie plus intensément au sein même des instances du Mouvement Démocrate.

Ainsi, au niveau départemental, elle a été élue, en avril 2008, secrétaire du Bureau transitoire, puis, en octobre de cette même année, vice-présidente du Mouvement Démocrate de Meurthe et Moselle, fonction qu’elle occupe toujours à l’heure actuelle.

Au niveau national, elle a participé en 2007 à la rédaction de la Charte éthique et de valeurs du Mouvement Démocrate et est membre des commissions thématiques « Enseignement » et « Europe ».

En janvier 2010, elle a été désignée par le Bureau exécutif du parti de François Bayrou pour conduire la liste pour le département de Meurthe-et-Moselle lors des élections régionales des 14 et 21 mars.

Mais, l’engagement de Danièle NOËL au service de ses concitoyens n’est pas seulement politique. Il est également associatif.

C’est ainsi qu’elle participe à des actions caritatives au bénéfice des personnes âgées et des élèves en difficultés, et s’investit personnellement faveur de l’Afrique et plus particulièrement du Sénégal.

Elle est par ailleurs animatrice, à Metz et à Nancy, de « Cafés citoyens », manifestations organisées par l’association « La Nouvelle Arcadie », qui proposent des débats apolitiques sur des sujets de société. »

21 janvier 2010

Nadine Morano s’en prend aux travailleurs frontaliers lorrains

La première pierre d’achoppement de la campagne de l’UMP pour les élections régionales de mars prochain aurait-elle été déposée par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, conseillère régionale UMP de Lorraine, et probable n°2 en Meurthe-et-Moselle de la liste que présentera Laurent Hénart ?

C’est en effet ce que l’on peut supposer en constatant la grogne montant parmi les dizaines de milliers de travailleurs frontaliers exerçant leur activité professionnelle en particulier au Grand-Duché de Luxembourg.

A l’origine de cette fronde : un décret signé notamment par Mme Morano, relatif aux modalités de calcul et de versement de l’allocation différentielle (ADI).

Cette allocation est versée à une famille résidant en France lorsque des prestations étrangères sont perçues au titre d’une activité à l’étranger. Elle est égale à la différence entre les avantages dus au titre de la législation française et ceux perçus au titre de la législation étrangère.

Or, en application du décret de Mme Morano, la Caisse d’allocations familiales française a changé ses modes de calcul pour l’ADI.

Alors que l’objectif affiché était de rétablir l’équité avec les familles françaises résidant et travaillant en France , ce décret  aboutirait en fait à pénaliser fortement les frontaliers. L’ensemble des prestations familiales devant désormais être pris en compte pour calculer le droit à l’ADI, les frontaliers ne pourraient ainsi plus cumuler la prise en charge des cotisations pour leurs nourrices avec l’ADI.

C’est la raison pour laquelle, dans une pétition, un collectif de travailleurs frontaliers demande à Mme Morano le retrait du décret litigieux. Celui-ci entraîne, selon eux, la perte de plusieurs centaines d’euros par mois,  de sorte que, dans la majorité des cas, ils ne peuvent plus assumer les frais de garde de leurs enfants. Ce qui risque d’engendrer de nombreux licenciements d’assistantes maternelles en Lorraine et l’impossibilité pour certains couples, qui travaillaient à Luxembourg, de conserver leurs deux emplois.

Sentant la fronde grandir parmi les frontaliers, constituant un électorat plutôt favorable à l’UMP, Anne Grommerch, députée et tête de liste UMP en Moselle pour les élections régionales et elle-même ancienne frontalière, tente de déminer l’affaire avec les conseillers du ministres français du Travail. Pour l’heure sans succès.

Quant à Laurent Hénart, il ne s’est  pas encore officiellement démarqué de la mesure adoptée par sa colistière.

Saura-t-il apaiser les esprits des travailleurs frontaliers lorrains ?

Réponse les 14 et 21 mars 2010.

17 janvier 2010

Ceux qui aiment la Lorraine prendront le train

En réaction à un article paru dans la presse régionale faisant état de la satisfaction de M. Claude Gaillard au regard du « ralliement » du MoDem à la proposition de RER en site propre entre Nancy et Metz, M. Patrick Hatzig a publié un communiqué de presse (reproduit sur le blog de l’ami Stanley) et a fustigé le fait que « la droite lorraine » n’ai pas eu envie de faire oublier une telle proposition mais, au contraire, « persiste et signe ». Cette réaction appelle quelques remarques de ma part, exprimées à titre purement personnel.

Il me semble tout d’abord qu’il convient de ne pas caricaturer la position du MoDem de Lorraine, ni de l’assimiler, sans plus de distinction, à celle de M. Gaillard.  A ma connaissance, le MoDem n’est pas responsable de la publication d’un communiqué par M. Gaillard, dont il ne saurait être exclu qu’il entende, en réalité, procéder à une récupération politicienne de la position du parti centriste. Au demeurant, et contrairement au MoDem, l’UMP ne semble pas avoir de position construite et unifiée sur le sujet.

Ensuite, M. Hatzig soulève dans son communiqué des points intéressants, dont il convient de débattre, ouvertement et sans invective. La position du Modem ne saurait être perçue comme visant, ainsi que le laisse entendre M. Hatzig, à « opposer les métropoles de Nancy et Metz » ou à délaisser une partie de la population du sillon lorrain.

En effet, la proposition du MoDem consiste à créer une desserte ferroviaire rapide entre Metz et Nancy, qui soit ouverte vers le nord jusqu’à Thionville et Luxembourg, et vers le sud jusqu’à Epinal et Remiremont. Il ne s’agit donc pas de se limiter à la liaison Nancy-Metz.

Cette liaison ferroviaire passerait par la gare de Louvigny et par l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine. Il s’agirait donc, en quelque sorte, d’un de réseau rapide régional qui mettrait la gare d’interconnexion existante à moins d’un ¼ h de Metz et de Nancy et qui serait de nature à relancer l’activité de l’aéroport régional. Cette nouvelle liaison contribuerait également à désengorger l’A 31 et renverrait définitivement aux oubliettes l’hypothétique A 32.

Quant à l’aspect financier, il ne faut pas oublier que l’aménagement de la gare de Vandières représente un investissement de plus de 100 millions d’euros, auxquels il faut ajouter la réalisation des accès, des parkings et la construction de la route et du viaduc rejoignant l’autoroute, soit une enveloppe supérieure à 250 millions d’euros. Les travaux devant s’étaler sur une période de 2 à 3 ans. La création de la desserte rapide entre Metz et Nancy passant par la gare de Louvigny et l’aéroport exige un investissement de 800 millions d’euros (estimation actualisée d’après une première étude déjà réalisée en 1987). Les travaux devraient durer 4 ans. 800 millions d’euros, desquels il faut naturellement soustraire les 250 millions dépensés à Vandières. Certes, le delta, environ 550 millions d’euros parait considérable, il est cependant à mesurer à l’échelle de la taille des enjeux et peut être divisé en trois. D’un côté avec Vandières, il s’agit de permettre, dans de mauvaises conditions, à quelques dizaines de milliers de voyageurs de se rapprocher de la Grande Vitesse. De l’autre, avec la desserte Metz-Nancy via Louvigny en 20 minutes, la métropole devient réalité.

Il est question de revitaliser une région entière et d’ouvrir une nouvelle liaison rapide entre Luxembourg-Thionville-Metz-Nancy-Epinal ainsi que Belfort et Lyon.

Le Réseau Rapide Régional est un projet régional structurant pour lequel des fonds européens pourront être mobilisés. Il y faudra aussi bien sur la contribution des collectivités territoriales et de l’État qui ne pourra refuser à une région qui souffre plus que les autres, les moyens de préparer son avenir.

Enfin, c’est du travail pour nos trop nombreux concitoyens frappés par le chômage en ces temps de crise…

Le développement économique de la Lorraine ne peut s’envisager que par de grands projets d’avenir : la liaison rapide lorraine en est un.

8 janvier 2010

Quelle place pour les jeunes dans notre société ?

Ce sera, nous indique l’ami Laurent Watrin, le thème du premier café citoyen de Nancy pour cette année 2010 :

« En Lorraine, un chômeur sur 5 a moins de 25 ans. La dette de l’État, les réformes de l’éducation, l’urgence écologique, le vieillissement de la population, sont autant de facteurs de doute et d’angoisse pour les jeunes générations. Quelle place leur donner, quelle place peuvent-ils prendre ? Avec quels moyens pour leur autonomie et leur dynamisme futur ?

Au café citoyen, on s’exprime et on s’écoute, librement, dans le respect du pluralisme et de la parole de l’autre.

– Rendez-vous ce vendredi 8 janvier 2010, à 18h30 – MJC Pichon, Boulevard du Recteur Senn – Café et boissons sans alcool offerts

Le débat sera animé par un jeune CPE du lycée Marie Marvingt de Tomblaine. »

3 janvier 2010

Census populi

105 349, c’est désormais le nombre officiel d’habitants à Nancy. Il s’agit, plus exactement, de la population « légale » de Nancy au 1er janvier 2007. En effet, la population française, telle que recensée par l’INSEE au 1er janvier 2007 et attestée dans un récent décret, est la population « légale » à laquelle il convient de se référer depuis le 1er janvier 2010.

Cette étrangeté juridico-temporelle mise à part, on constate que la cité ducale a perdu 119 habitants par rapport à 2006.

Metz conserve une avance sur Nancy avec 123 580 habitants, la capitale mosellane perdant quant à elle 855 habitants sur la même période.

Au-delà de ces chiffres bruts, il est nécessaire de rappeler que Metz bénéficie d’un territoire beaucoup plus étendu que Nancy, facilitant ainsi la construction de nouvelles habitations. Conséquence : une densité de population plus de 2 fois moindre à Metz qu’à Nancy (3000 hab/km pour la première contre plus de 7000 hab/km pour la seconde).

Quoiqu’il en soit, les données concernant l’évolution des deux principales villes lorraine ne démontrent pas un dynamisme démographique de ces centres urbains.

Quant au département de Meurthe-et-Moselle, sa population se porte à 726 592 habitants (725 302 en 2006) contre 1 039 023 en Moselle (1 036 776 en 2006). Contrairement à leurs capitales, la population de ces deux départements semble donc être sur une pente ascendante.

S’agissant, enfin de la Lorraine, elle compte plus de 4132 habitants par rapport au dernier décompte, sa population s’élevant désormais à 2 339 881.

Si ces chiffres témoignent d’une – certaine-  vitalité démographique de notre région, il n’en demeure pas moins que, au niveau économique, la Lorraine est dans une situation plus que préoccupante.

Addendum du 4 janvier 2010 : cette note a été modifiée et mise à jour afin de tenir compte des précieux commentaires fournis par Stéphan, auxquels il est renvoyé pour plus de précisions.

24 décembre 2009

Bonnes fêtes !

A tous ceux qui passent par ici,

je souhaite un joyeux Noël

et de très bonnes fêtes de fin d’année.

21 décembre 2009

Régionales 2010 : le MoDem lorrain désigne ses chefs de file départementaux

Après que l’information a également été diffusée sur divers réseaux sociaux, puis par la presse, c’est désormais officiel : Danièle NOEL, vice-présidente du MoDem de Meurthe-et-Moselle, sera cheffe de file départementale lors des élections régionales de mars prochain. Quant aux Vosges et à la Meuse, ces départements seront représentés, respectivement, par Nathalie Mercier, présidente du MoDem des Vosges, et  par Jean-Marie Cousin, président du MoDem de Meuse, maire de Ville-en-Woëvre et conseiller général de la Meuse.

C’est en effet aujourd’hui qu’a eu lieu, à Metz, la présentation à la presse du chef de file régional, Claude Bellei, dont la désignation a été récemment « approuvée » par les militants, mais aussi et surtout des 4 chefs de file départementaux.

Dans le cadre de la procédure ouverte mis en place par le MoDem, quatre candidats étaient sur la ligne de départ pour « tirer la liste » en Meurthe-et-Moselle.  Malgré la qualité de ces candidatures, les instances nationales ont opté pour une forme de renouvellement politique en désignant Danièle NOEL. En effet, non élue, cette nancéienne est une militante active  du parti de François Bayrou depuis les élections présidentielles de 2007. Elle s’est engagée au sein des instances départementales, tout d’abord, en tant que Secrétaire du Bureau du MoDem 54, puis, en tant que vice-présidente. Elle assure actuellement la coordination pour les élections régionales.

Si l’on exepte les candidats désignés en Meuse et dans les Vosges, que l’on retrouve depuis plusieurs années aux élections municipales, cantonales, législatives, régionales et européennes, le MoDem, suivant une tendance nationale, fait, en Moselle et en Meurthe-et-Moselle, le pari de la nouveauté et du renouvellement.

Reste à savoir s’il le gagnera…

18 décembre 2009

Régionales 2010 : CAP 21 s’éloigne du MoDem

La rumeur court, la rumeur enfle : en Lorraine, CAP 21 aurait décidé de faire alliance avec Europe Écologie lors des élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

Un mandat aurait ainsi été donné à Evelyne Gareaux, ancienne adjointe déléguée aux espaces verts d’André Rossinot (de la version 1.0 à  la version 3.0) et actuelle déléguée régionale de CAP 21, pour entamer des négociations avec l’alliance écologiste, qui aura pour tête de liste Daniel Béguin, conseiller régional sortant.

Au citoyen lambda, il n’est peut-être pas inutile de rappeler ce qu’est CAP 21. Il s’agit d’un parti, qui compte (à ma connaissance) une dizaine d’adhérents lorrains, créé et présidé par Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement d’Alain Juppé. C’est également l’un des partis fondateurs du MoDem, dont il fait partie intégrante.

Et c’est là que se pose le problème. En effet, conformément aux décisions de son Conseil national, le parti de François Bayrou présentera des listes autonomes au premier tour des élections régionales. La participation à d’autres listes que celles investies par le MoDem est  donc impossible et entraînerait immédiatement une procédure d’exclusion, encadrée par le comité de conciliation et de contrôle (sauf à ce que les personnes concernées démissionnent préalablement du MoDem). Les conséquences du choix opéré par CAP 21 Lorraine sont donc très claires.

Le fait que Cap21 Lorraine envisage une alliance avec Europe Écologie est d’autant plus étrange que, non seulement cette décision ne répond pas à une consigne claire de la part des instances nationales de CAP 21, mais aussi et surtout que les adhérents CAP21 Lorraine avaient été vivement incités par leurs responsables locaux à présenter leurs candidatures pour figurer sur la liste … du MoDem  !

C’est donc l’opportunisme le plus total qui semble être à l’origine des orientations décidées par CAP21 Lorraine. Pour assurer la survie politique de certains ? Pour obtenir le plus grand nombre d’élus à la région ? En tout cas, rien ne laisse à penser que ce soit pour une meilleure défense des idées écologistes et humanistes portées par CAP 21.

Quoiqu’il en soit, eu égard au positionnement politique des Verts et d’Europe Écologie en Lorraine, les négociations ne s’annoncent pas aisées…

PS : article du Républicain lorrain sur le sujet.