Meurthe-et-Moselle : ces élus qui gazouillent

Forts de l’expérience de la campagne présidentielle américaine de 2007, les responsables politiques français ont désormais compris tout l’intérêt qu’ils ont à être présents sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Twitter. A cet égard, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que Twitter est un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs, appelés tweets (« gazouillis »). En pratique, il s’agit d’interagir avec d’autres personnes par le biais de messages de 140 caractères maximum. Au niveau national, Nathalie Kosciusko-Morizet, Benoît Hamon, Bruno Lemaire, Lionel Tardy ou encore Eric Besson comptent parmi les responsables politiques les plus assidus de ce célèbre réseau.

Si les élus de Meurthe-et-Moselle ne sont pas en reste, de très nets progrès restent cependant encore à réaliser. Ainsi, du côté des députés, le premier tweet de Christian Eckert remonte à avril 2010. Même s’il a été, au niveau départemental, le premier député à s’installer sur le réseau, sa pratique est toutefois assez “solitaire” : l’élu socialiste se borne principalement à relayer les nouvelles publications de son blog et ne dialogue que très peu avec ses 331 abonnés. Il a été suivi, en septembre 2011, par Valérie Rosso-Debord, puis, dans la foulée, par Laurent Hénart, qui ont, à leurs tours, débarqué sur Twitter. Avec, à ce jour, 1854 abonnés et 1130 tweets, Valérie Rosso-Debord est l’élue meurthe-et-mosellane qui a sans conteste la pratique la plus aboutie du réseau social : elle twitte très régulièrement (sur des sujets politiques mais pas exclusivement), répond à ceux qui l’interpellent, et n’hésite pas à entamer des dialogues (pour autant qu’il soit possible de dialoguer en 140 caractères).  Quant à Laurent Hénart, force est de constater qu’il ne twitte encore que de manière très épisodique et n’a “gazouillé” à ce jour que 15 fois. Ceci explique peut être qu’il n’ait que 415 abonnés (ce qui est cependant plus que Christian Eckert, pourtant plus ancien sur le réseau). Le député-maire de Lunéville Jacques Lamblin semble également avoir un compte sur Twitter, ce dernier étant toutefois inactif. Tel semble également être le cas d’Hervé Féron, le député maire de Tomblaine. Enfin, Jean-Yves Le Déaut et Philippe Morenvillier sont encore totalement absents du site de micro-bloggage.

Il en va de même des sénateurs meurthe-et-mosellans : aucun d’entre eux n’a jugé utile d’investir ce réseau social.

Idem du côté des maires des principales agglomérations du département : point de Stéphane Hablot, d’Edouard Jacque ou d’André Rossinot sur Twitter. A noter cependant que l’épouse et une des filles de ce dernier y sont, quant à elles, bien présentes et actives.

Quant à Mathieu Klein, conseiller général et municipal de Nancy, il est présent sur Twitter, principalement pour faire part de son actualité. S’il compte plus de 530 abonnés, il se fait néanmoins plus rare depuis octobre dernier sur le réseau.

Enfin, il est impossible de faire l’impasse sur une personnalité locale qui a elle aussi investi Twitter et est en passe d’en devenir un phénomène.  Nadine Morano, qui a l’étrange capacité d’affoler Internet en général et les réseaux sociaux en particulier, twitte en effet régulièrement, y compris en faisant son jogging comme l’a montré un récent reportage télévisé. Et le résultat est à l’image du personnage : à côté de tweets politiques, d’actualité, ou personnels, on retrouve une expression tout en retenue, modération et raison.

Reste désormais à savoir quelle place prendra Twitter lors des prochaines échéances électorales : éphémère gadget ou véritable outils de communication ?

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Le brun de Toul

Voici un “tweet” rédigé par le responsable du compte Twitter de Nadine Morano, ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

Cela se passe de tout commentaire, tant le sous-entendu liant pratique religieuse, nationalité, droit de vote, et délinquance est grossier.

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Les législatives 2012 en Meurthe-et-Moselle

Comme cela avait déjà été le cas lors des dernières élections cantonales, une page de ce blog sera dédiée aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 en Meurthe-et-Moselle.

Elle sera régulièrement mise à jour et contiendra des informations sur ce scrutin, en particulier concernant les élus sortants, les candidats (officiels ou déclarés),  les résultats antérieurs, les circonscriptions, etc.

Étant évolutive, toutes les remarques concernant cette page “Législatives 2012” seront les bienvenues !

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Pays-Haut: une ligne électrique sous haute tension (suite)

L’affaire a été évoquée ici même en octobre dernier : une association du Pays Haut a introduit, avec le soutien du bourgmestre d’Aubange, de députés luxembourgeois et de la commune de Mont-Saint-Martin, un recours devant le Tribunal administratif de Nancy contre l’autorisation d’exécution des travaux du renforcement de la ligne à haute tension entre Moulaine et Aubange, accordée en juillet 2009 à RTE par le préfet de Meurthe-et-Moselle. Le projet de renforcement de cette ligne stratégique, en ce qu’elle est une des trois seules à relier la France et la Belgique, a en effet donné lieu à une forte contestation de la part des riverains qui dénoncent les nuisances liées à ce projet.

Le Tribunal administratif vient de leur donner raison, par une décision du 8 novembre, dont je me suis procuré une copie. Pour justifier leur décision, les juges ont relevé que l’étude d’impact du projet était lacunaire. En particulier, elle ne présentait pas les 2 solutions alternatives au projet finalement avalisé et n’exposait que de façon extrêmement succinte les raisons pour lesquelles ce dernier a été retenu et préféré à ces autres solutions. En bref, RTE n’a pas réalisé une étude d’impact sérieuse de ce projet, en sorte que l’autorisation des travaux s’y rapportant ne peut qu’être annulée.

Reste à savoir si les autorités compétentes, en particulier RTE, se plieront à cette décision et mettront en œuvre ce jugement. Au regard de l’importance stratégique de cette ligne, et du caractère inédit d’une telle annulation, un appel est néanmoins probable.

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Classé dans Droit, Environnement, Justice, Lorraine, Préfet

Montgolfières : Masseret ne manque pas d’air

520 000 euros : c’est la somme (maximale) que le Conseil régional de Lorraine est prêt à dépenser, sur 48 mois, afin d’assurer la maintenance de 3 montgolfières et organiser l’ensemble de leurs sorties, essentiellement sur le territoire lorrain, au cours d’une trentaine de manifestations qui peuvent être organisées ou soutenues par la région.

520 000 euros pour 30 manifestations, c’est 17 000 euros par manifestation.

520 000 euros pour 48 mois, c’est 10 833 euros par mois pour 3 montgolfières.

520 000 euros au profit d’une des entreprises actives à Chambley, qui font leurs choux gras avec les  larges subventions et/ou les marchés publics octroyés par le Conseil régional de Lorraine ?

520 000 euros, c’est combien d’aides à l’insertion ? Combien d’aides à la formation  ? Combien de cartes MultiPass ?

Étant prêt à dépenser 520 000 euros pour l’entretien et 30 manifestations avec montgolfières, le président Masseret a beau jeu de faire pleurer dans les chaumières en déclarant que “par les temps qui courent, il y a des hommes et des enfants qui souffrent”.

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Eckert, Le Déaut et Féron s’en prennent aux dons aux associations

Les médias font, en ce dimanche, leurs choux gras, avec ou sans talent, de l’amendement n° 519 au projet de loi de finances 2012 présenté par le rapporteur UMP de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, visant à soumettre au plafonnement prévu pour les autres niches fiscales l’exonération fiscale applicable aux dons aux associations. Bien entendu, cet amendement, qui devrait être discuté prochainement, a donné lieu à une levée de bouclier, en particulier de la part des associations caritatives. En effet, il reviendrait à revenir sur une disposition, connue sous le nom d’amendement “Coluche”, laquelle permet de déduire de l’impôt sur le revenu 66% voire 75 % des dons effectués à une association caritative, en soumettant celle-ci au plafonnement généralement applicable aux autres niches fiscales. Il ne s’agirait donc pas de supprimer l’avantage fiscal en cause – comme l’a indiqué une mauvaise presse – mais uniquement de le plafonner, en sorte que le contribuable devrait arbitrer entre l’ensemble des “niches” qu’il entendrait utiliser. La probabilité que l’amendement de M. Carrez soit adopté est inversement proportionnelle au ramdam qu’il a provoqué : le gouvernement a en effet d’ores et déjà annoncé qu’il s’opposerait à l’adoption de ce dernier.

Étrangement, l’amendement n° 724 au projet de loi de finance, présenté par l’ensemble des députés socialistes, dont, pour la Meurthe-et-Moselle, Hervé Féron, Jean-Yves Le Déaut et Christian Eckert, n’a pas fait autant de bruit. Il a cependant un objet similaire : il vise en effet à intégrer les nombreuses « niches fiscales » n´étant actuellement pas inclues dans l´actuel plafonnement global, à l’exception de la prime pour l’emploi, avec pour conséquence que chaque contribuable devrait choisir entre différents dispositifs d’incitation fiscale, en fonction de ses objectifs propres d’allocation de ses revenus. Or, cette intégration vise – notamment -  les exonérations faites au titre de l’article 200 du code général des impôts lequel prévoit des réductions d’impôt accordée au titre des dons faits par les particuliers. Les conséquences sur les dons aux associations serait donc le même que l’amendement de M. Carrez. Il convient de noter que l’amendement socialiste concernerait également les exonérations liées aux cotisations versées aux organisations syndicale.

Comment donc expliquer que ce dernier ait donné lieu à toutes les critiques et que celui des élus socialistes soit passé inaperçu ?

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Classé dans Christian Eckert, Hervé Féron, Jean-Yves Le Déaut

Pays-Haut: une ligne électrique sous haute tension

Sécuriser les approvisionnements en électricité et faire face à l’accroissement des échanges d’électricité entre la France et la Belgique, tout en renforçant la solidarité entre les réseaux de transport d’électricité de ces pays, tel était l’objectif du renforcement de la ligne électrique à haute tension transfrontalière reliant Moulaine (Meurthe-et-Moselle) à Aubange  (Lorraine belge) qui a été mis en œuvre par les gestionnaires des réseaux électriques français (RTE) et belge (ELIA).

En effet, avant ces travaux, l’interconnexion entre ces pays n’était assurée que par deux liaisons à 400 000 volts  et deux liaisons à 225 000 volts, dont la ligne de Moulaine-Aubange. Afin de faire face à l’augmentation du transit d’électricité entre la France et la Belgique, il a été décidé d’augmenter la capacité de cette dernière ligne. Concrètement, il s’est agi de doubler la ligne existante sans changer les pylônes et d’utiliser des conducteurs à économie d’énergie plus performants. Ce renforcement, décidé en 2006 et qui s’est concrétisé en 2010, a ainsi permis d’augmenter la capacité d’interconnexion entre la France et la Belgique de plus de 15 %. Coût de l’opération : 13,2 millions d’euros, dont 11 millions d’euros du côté français.

Dès son lancement, le projet a reçu un échos négatif parmi les riverains de la ligne, touchés de plein fouet par les nuances induites par celle-ci, qu’elles soient visuelles, sonores, environnementales, ou liées à la santé s’agissant des champs électromagnitiques. A l’issue d’une étude d’impact et malgré cette opposition, les travaux ont été autorisés puis réalisés.

Une association locale a toutefois choisi de poursuivre le combat contre le renforcement de la ligne Moulaine-Aubange, pour lequel elle a reçu le soutien du bourgmestre d’Aubange, de députés luxembourgeois et de la commune de Mont-Saint-Martin.

Elle a donc attaqué, devant le Tribunal administratif de Nancy, l’autorisation d’exécution des travaux accordée en juillet 2009 à RTE par le préfet. Après avoir rejeté, en référé, une demande de suspension de cette autorisation, le juge administratif devrait se prononcer très prochainement sur le fond du dossier.

Le rapporteur public, chargé de donner un avis indépendant sur le litige, a déjà fait savoir qu’il était en faveur d’une annulation de l’autorisation, en raison de l’insuffisance de l’étude d’impact.

S’il devait être suivi, ce serait le principe même de l’existence, sous sa forme actuelle, de la ligne à haute tension qui pourrait être remis en cause. Un enfouissement pourrait notamment être réclamé. Mais RTE risquerait de se montrer réticent à adopter une telle solution. Reste donc à savoir qu’elle sera la décision du juge administratif et, par la suite, l’attitude de RTE. Affaire à suivre.

Il faut enfin noter qu’une autre ligne électrique du Pays-Haut, en l’occurence celle reliant Aubange à Belval et qui vise à sécuriser les approvisionnements des aciéries Mittal, est également dans le viseur des associations environnementales et rencontre une vive opposition dans la population, alors même que cette ligne sera enterrée aux 2/3.

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Classé dans Droit, Economie, Environnement, Lorraine, Luxembourg, Meurthe-et-Moselle, Préfet, Transparence

Le Faubourg en tête de l’Art : 2ème !

La deuxième édition de l’exposition  « Le Faubourg en tête de l’art », organisée par l’Atelier de Vie de Quartier « Trois Maisons - Saint-Fiacre – Crosne Vayringe », aura lieu le samedi 1er (de 11h à 20h) et le dimanche 2 octobre 2011 (de 10h à 19h), rue de la Craffe (entre la porte de la Citadelle et la porte de la Craffe) à Nancy.

Lors de ces deux journées, 11 sculpteurs de renom dévoileront au public un grand nombre de leurs d’œuvres. Ont ainsi répondu à l’appel de l’Atelier de Vie de Quartier : Lætitia Bridet, Jean-Michel Diki-Pare, Didier Gary, Marion Goldenberg, Dominique Grentzinger, Florence Grivot, Jean-François Laurent, Milutin Mratinkovic, Jean No, Philippe Pasqualini, et Gé Pellini.

Cette année encore l’ambition est de démontrer que l’art contemporain a toute sa place dans le milieu urbain, lequel constitue une vitrine de choix pour les œuvres des artistes conviés.

N’hésitez-pas à venir les découvrir !

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Sénatoriales : statu quo confirmé en Meurthe-et-Moselle

Comme prévu, à l’issu du scrutin de ce jour, l’équilibre politique a été maintenu au sein des sénateurs meurthe-et-mosellans. Voici les résultats :

  • Philippe Nachbar (UMP) : 707 voix (36,22%) (1 élu)
  • Jean-Luc Manoury (FN) : 43 voix (2,2%) (0 élu)
  • Jean-François Husson (UMP dissident) : 358 voix (18,34%) (1 élu)
  • Danier Reiner (PS-PC) : 844 voix (43,24%) (2 élus)

En bref, que retenir de ce scrutin  ?

  • La gauche progresse logiquement mais de manière contenue (environ 100 voix de plus par rapport à 2001) ;
  • la droite se maintient plutôt bien (1120 voix en 2001 contre 1065 en 2011)
  • Jean-François Husson (UMP dissident) est élu de justesse (à 5 voix près) grâce au voix du MoDem, au détriment de Rose-Marie Falque ;
  • le FN triple presque son score de 2001 ;
  • Sophie Mayeux devrait occuper le poste laissé vacant par Jean-François Husson au Conseil général.

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Classé dans Sénatoriales 2011

Sénatoriales 2011 : les forces en présence en Meurthe-et-Moselle

Les listes étant officiellement déposées et les soutiens dûment accordés, il est désormais possible – sans être vilipendé pour avoir diffusé des “cancans” – de dresser le tableau des forces en présence lors du scrutin sénatorial qui aura lieu le 25 septembre prochain, de constater certaines absences, et même d’avancer un petit pronostic.

Les présents :

Alors qu’en 2001, 10 listes étaient présentes, seules 4 seront en lice cette année devant les grands électeurs meurthe-et-mosellans. C’est donc une relative unité qui prévaut, malgré la présence de deux listes à droite (contre 4 en 2001, dont 3 UDF). Voici les 4 listes :

1- Daniel REINER (PS), sénateur sortant.
2- Evelyne DIDIER (PCF), sénatrice sortante, maire de Conflans-en-Jarnisy.
3- Pascal JACQUEMIN (PS), maire de Villers-lès-Nancy.
4- Nicole CREUSOT (PS), conseillère générale du canton de Nancy-Sud, conseillère municipale de Nancy.
5- Christian ARIES (DVG), conseiller général du canton de Longwy, conseiller municipal de Longwy.
6-Daouia BEZAZ (PS), conseillère régionale.

  • Liste UMP: “Au service de nos communes”

1- Philippe NACHBAR (UMP), sénateur sortant.
2- Rose-Marie FALQUE (UMP), conseillère générale du canton de Baccarat, maire d’Azerailles.
3- Jean LOCTIN (UMP), conseiller général du canton de Domèvre-en-Haye, conseiller municipal de Liverdun.
4- Marie-Christine LEROY (DVD), maire de Dommartemont.
5- Gérard LIGER (PR), maire d’Atton.
6- Marie-José DUFOUR (DVD), maire de Ville-au-Montois.

  • Liste UMP dissidente : “Meurthe-et-Moselle avenir”

1- Jean-François Husson (en congé de l’UMP), conseiller général du canton de Nancy-Ouest, conseiller municipal délégué de Nancy.
2- Gisèle Fromaget (UMP), maire de Cerville.
3- Michel Marchal (UMP) , conseiller général du canton d’Arracourt, maire de Bures.
4- Thérèse Hautecouverture (DVD), maire de Petit-Failly.
5- Claude Colin (DVD), maire de Frolois.
6- Jacqueline Playe (UMP) , adjointe au maire de Champigneulles, maire-adjointe de Champigneulles.

  • Liste FN: “Front national pour la défense des communes de France”

1- Jean-Luc MANOURY (FN), conseiller régional.
2- Nathalie REPUSSEAU (FN).
3- Pascal BAUCHE (FN).
4- Franceline VINQUANT (FN).
5- Georges MORIZOT (FN).
6- Monique BON (FN).

Les absents :

Trois grands courants ou partis seront absents de ce scrutin. Il s’agit, premièrement, de la gauche extrême : contrairement à 2001, aucun parti ne représentera de courant de pensée. Cette attitude s’explique certainement pas le score de 1% obtenu lors du précédent scrutin par la liste LO. Deuxièmement, le courant écologiste  fait également l’impasse sur les sénatoriales : contrairement à leurs homologues mosellans, EELV n’a pas poussé à son terme la logique exprimée en juin dernier dans une motion régionale visant à présenter des listes autonomes dans les départements renouvelables de Lorraine en raison de l’absence d’accord avec le PS. Une attitude qui leur permettra d’éviter de connaître le sort des verts mosellans qui ont été suspendus à titre conservatoire par les instances nationales du parti écologiste…en raison du non-respect de l’accord national avec le PS !  Disciplinés, les élus écologistes de Meurthe-et-Moselle soutiennent donc la liste de M. Reiner. Troisièmement, la famille centriste ne sera représentée par aucune liste propre. Néanmoins, comme indiqué dès le mois de juin, le MoDem (ou au moins ses élus), tout comme – semble-t-il le Nouveau Centre – ont apporté leur soutien à la liste  UMP dissidente. Pour justifier leur choix, les élus du parti de François Bayrou avancent que les “valeurs portées par cette liste sont les plus proches”  des leurs. Au regard du passé électoral récent,  en particulier au niveau municipal et cantonal, ainsi que de l’explication alternative exposée ici même, cette justification laisse songeur…

Pronostic :

Quel résultat sortira des urnes dimanche prochain ? On peut raisonnablement miser sur le statu quo : 2 sénateurs de droite (MM. Nachbar et Husson) ; 2 sénateurs de gauche (M. Reiner et Mme Didier).  Une  nette augmentation du score de la gauche par rapport à 2001 est cependant probable, en raison du changement de majorité du Conseil régional et de villes importantes dont Vandoeuvre, mais aussi du contexte national. Même si cela reste bien entendu du domaine de la fiction, voici une répartition approximative des voix qui pourrait être envisageable :

PS-PC :  900 (siège 1 et 4)

UMP : 600  (siège 2)

UMP dissident : 450 (siège 3)

FN : 25

Blancs/nuls : 25

Une autre proposition ?

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Classé dans Meurthe-et-Moselle, Parlement, Sénatoriales 2011