Devenue sénatrice en 2007 en raison du décès de Jacques Baudot, Jacqueline Panis a été écartée par l’UMP lors du dernier scrutin sénatorial, au profit de Rose-Marie Falque.
Politiquement, ce choix était justifié : le poids politique de Mme Panis, qui a échoué aux élections municipales à Seichamps en 2008, était, auprès des grands électeurs de Meurthe-et-Moselle, bien moindre que celui de la présidente des maires du département.
Cette éviction ne s’est toutefois pas faite sans douleur.
Mme Panis n’a eu de cesse de dénoncer – publiquement – “les stratégies d’intimidation et de médisance“, pour justifier qu’elle “jette l’éponge” et ne présente pas de liste face à celle de Philippe Nachbar et Jean-François Husson. Elle a même évoqué ses “blessures“, tout en recevant le soutien de Corinne Marchal-Tarnus, suppléante de Laurent Hénart.
Si l’éponge a finalement été jetée et les blessures refermées, c’est probablement en raison de la carotte que l’on a fait miroiter à Mme Panis : un poste d’inspectrice générale de l’agriculture lui était en effet promis.
Certes, cela n’aurait pas compensé les multiples avantages sénatoriaux dont a pu bénéficier Mme Panis pendant son mandat, et notamment les voyages dont il se murmure qu’elle était friande.
Mais avec une rémunération confortable et une charge de travailplus que modeste modeste, la perspective d’octroi de ce poste a sans nul doute contribué à faire rentrer Mme Panis dans le rang.
Cependant, les mois ont passé depuis le scrutin et le poste promis n’a pas été octroyé. Le fait d’avoir trop ouvertement critiqué le choix de l’UMP aura peut-être eu raison de ses soutiens et contribué à agacer ses amis politiques.
On imagine donc l’amertume.
Pour rebondir après ces diverses mésaventures, il semblerait que Mme Panis mise sur les élections législatives de juin prochain.
En effet, elle aurait demandé l’investiture de l’UMP pour être candidate sur la première circonscription de Meurthe-et-Moselle. Elle ferait alors face au candidat du Parti Radical et député sortant, Laurent Hénart.
A l’heure actuelle, le parti présidentiel n’a investi aucun candidat sur la première circonscription, celle-ci étant désignée, à l’instar de la troisième, comme étant “réservée“.
Néanmoins, dans l’hypothèse où le Parti Radical (ou ses candidats) n’apporterait pas un soutien franc et massif au président de la République lors de l’élection présidentielle, il ne saurait être exclu que l’UMP présente des candidats face à ceux du parti de Jean-Louis Borloo, entrant ainsi dans une logique de “perdant-perdant”. La menace a déjà été clairement exprimée s’agissant du député radical de Nancy.
Et, sur la première circonscription, Mme Panis pourrait être cette candidate.
Il reste donc à connaitre les intentions du Parti radical, celui-ci devant faire savoir à qui il apportera son soutien pour le scrutin présidentiel le 3 mars prochain.


Me Panis a été 1ere adjointe au maire, elle n’a pas fait que des voyages pendant sa législature , elle a beaucoup travaillé au sénat et souvent dans l’ombre et ça personne ne pourra le contredire !.
PS : tous les sénateurs de France ont des délégations, des missions ou des contacts avec des pays amis. Son successeur sera dans le même cas, il se rendra à l’étranger pour représenter la France.
Bonjour
Jacqueline Panis n à été première adjointe que 8 mois pendant sa législature. Elle a perdu les élections municipales en mars 2008 sur la ville de seichamps.
Mon père, son prédécesseur n à fait que 3 voyages pendant 16 ans dont un en 2006 pour la réhabilitation des cimetières des français et algeriens.
Concernant son travail, elle était appréciée des maires de 54, mais au niveau national n à sûrement pas communiqué assez selon vos dires.