IWSYF : la ville par ceux qui la vivent et ceux qui la font

14222135_10154674825847446_7335492018262316984_naliser le portrait des nancéiens dans leur diversité, et raconter leur histoire dans tout ce qu’elle peut avoir de particulier, c’est l’audacieuse ambition du projet « I will shoot your face ».

Une démarche résolument humaniste et participative, mais surtout centrée sur l’écoute et le dialogue entre l’objectif – inquisiteur bienveillant – et le sujet, son image et son vécu.

Et c’est ce qui a attiré mon attention dès les premiers « shootings » qui ont eu lieu place Carrière.

C’est donc parce qu’elle vise à mettre en avant l’image et l’histoire de notre cité, par le prisme de ceux qui la vivent, et de ceux qui la font, que j’ai soutenu la démarche mise en œuvre par Sébastien di Silvestro et l’association « Ils étaient une fois en ville ».

Ainsi, en deux ans, ce sont des milliers de portraits de nancéiens qui ont été réalisés.

Certains ont d’ores et déjà été dévoilés dans le cadre d’une exposition urbaine, sur 9 modules qui constituent autant de supports à un dialogue entre les « acteurs urbains » du XXIème siècle et ceux du XVIIIème.

1000 autres l’ont également été au sein d’un magnifique ouvrage qui vient de paraître : « Ils étaient une fois en ville ».

Enfin, d’autres le seront dans le cadre d’une superbe exposition qui se tiendra sur le site Alstom du 16 septembre au 30 octobre prochain. Celle-ci ne mettra pas en avant les individus en tant que tels mais, surtout, les liens qui les unissent. Une exposition sur le « vivre ensemble », en somme.

Musée lorrain : exprimez-vous !

Situé au cœur de la ville, le Palais des ducs de Lorraine, qui accueille le Musée lorrain, est, avec la place Stanislas, un des lieux emblématiques de Nancy. Afin de renforcer le rayonnement et l’attractivité de ce site, la ville de Nancy a décidé, au début des années 2000, d’en entreprendre la rénovation. Ce projet a en particulier pour ambition de valoriser l’ensemble patrimonial dans lequel le musée s’insère (palais ducal, palais du gouvernement et Cordeliers), de créer un espace muséal ouvert, de proposer de nouveaux parcours de visite lisibles et modernes, et d’offrir des espaces et des services dignes d’un grand musée du XXIème siècle.

Afin de donner vie à ce projet, un concours architectural international a été lancé en 2013. A l’issue de celui-ci, c’est le projet soumis par l’agence  Dubois & Associés qui a été retenu. En septembre 2014, la Commission nationale des Monuments historiques a rendu un avis favorable sur ce projet, tout en demandant que des fouilles archéologiques soient menées afin d’obtenir de plus amples informations sur le mur séparant le jardin du palais ducal du jardin du palais du gouvernement. Ces fouilles ont confirmé l’intérêt historique et symbolique de ce mur. Historique parce qu’il a été établi qu’il constitue la partie subsistante d’un mur de clôture dressé par l’ingénieur Baligand au milieu du XVIIIème siècle entre les deux palais. Symbolique parce qu’il participe à la séparation deux espaces et deux fonctions distinctes, le palais ducal lorrain d’un côté, et l’hôtel élevé par le roi de France, de l’autre. Aussi, l’État a demandé que ce mur soit réintégré  au projet de rénovation et d’extension du Musée Lorrain. Comme elle s’y était engagée, la ville a donné suite à cette demande et a invité l’agence  Dubois & Associés à retravailler son projet initial. Deux nouvelles variantes ont ainsi été élaborées. Si les deux variantes mettent en valeur le mur « Baligand », la variante A conserve le bâtiment dit des « Petites écuries » aux cotés d’un bâtiment moderne alors que la variante B propose la suppression de l’ensemble des bâtiments de fond de cour actuel et leur remplacement par deux bâtiments modernes.

Il est possible de découvrir ces deux variantes, de manière physique, au Musée Lorrain où des maquettes sont exposées, ou, de manière virtuelle, sur le site internet de la ville de Nancy.

Souhaitant associer les Nancéiens et les Nancéiennes au choix de la variante qui sera soumise à la Commission nationale des Monuments historiques, la ville de Nancy a lancé une vaste consultation le 18 juillet dernier. Après avoir découvert les deux variantes, chacun peut ainsi choisir entre celles-ci et donner son point de vue dans un livre blanc. Il est possible de s’exprimer soit sur Internet depuis chez soi, soit par le biais de formulaires papier ou de tablettes disponibles au Musée Lorrain.

A l’issue de la consultation, le 18 septembre prochain, les différents avis seront remis à une commission du débat, qui se réunira deux fois en septembre. Ce groupe sera chargé de l’analyse et de la synthèse des données recueillies.

Alors, si vous souhaitez que votre avis compte, exprimez-vous !

Les MJC, un engagement fort et constant de la ville de Nancy

Prenant prétexte d’un débat relatif à l’évolution d’usage d’un bien immobilier appartenant à la Ville de Nancy, certains responsables politiques tentent, par voix de presse ou par gesticulation sur les réseaux sociaux, de jeter le discrédit sur le partenariat pérenne, durable et fidèle que la municipalité a noué avec les  7 Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC) de Nancy.

On aurait pu croire que, à la suite des récentes alertes électorales, les comportements politiques, en particulier à gauche, changeraient. Il n’en est rien.

Plutôt que d’apporter des réponses concrètes, tangibles et franches, certains continuent d’utiliser à des fins purement électoralistes, et à grand coup d’affirmations rhétoriques, les interrogations – bien légitimes – des concitoyens et des acteurs de la cité.

En l’occurrenceles3huit, ces interrogations concernent les activités menées par la MJC des Trois Maisons dans son annexe, l’ancienne école de Fontenoy. Cette annexe accueille, notamment, des ateliers d’artistes établis en résidence. Propriétaire de ce lieu, la ville a demandé à la MJC de réduire la durée des conventions qu’elle signe avec ces artistes, dans la perspective, envisagée à moyen terme, de céder ce bâtiment.

Face à l’agitprop de l’opposition municipale, quelques clarifications s’imposent.

D’emblée, il importe de préciser qu’il n’a jamais été question de supprimer la MJC des Trois Maisons. Avec 11 000 adhérents, les 7 MJC de Nancy et leur Union Locale font la fierté de notre territoire et de ses habitants. Il est hors de question d’y porter atteinte. L’engagement de la ville auprès de celle des Trois Maisons ne s’est jamais démenti. Les subventions qui lui ont été octroyées n’ont d’ailleurs pas baissées mais ont, au contraire, nettement augmenté. Plus de 20% entre 2003 et 2016 ! Les échanges avec elle portent uniquement sur le devenir du bâtiment l’ancienne école de Fontenoy.

Ensuite, la cession de ce bâtiment n’est, à ce stade, qu’un projet. Aucune démarche n’a été entreprise. Néanmoins, à terme, cette cession s’imposera, tant en raison des coûts exorbitants que nécessiterait la rénovation de cette structure vétuste et inadaptée, que par l’évolution générale du quartier. L’avenir de celui-ci se construira en concertation avec les associations et les habitants. C’est la raison pour laquelle la Ville de Nancy a informé la MJC très en amont de ce projet de cession du bâtiment.

En outre, l’activité socio-éducative de la MJC des Trois Maisons n’est en rien menacée. Les locaux qui sont dédiés à cette activité, dans le bâtiment principal de la MJC, ne sont pas concernés. Ils ont été rénovés en 2001-2002 pour plus de 600 000 euros. La ville continuera de veiller à leur entretien et à leur adaptation aux activités proposées. Quant aux activités récréatives ou sportives qui pouvaient se dérouler dans l’annexe, une concertation devra être engagée pour examiner quel local adapté pourrait leur être dédié. D’ailleurs, dans le cadre de la concertation sur le devenir du quartier, il pourrait être envisagé que le futur projet immobilier intègre des lieux pour accueillir des activités diverses, en particulier associatives. Tel est déjà le cas de nombreux projets mis en œuvre par la ville de Nancy.

Par ailleurs, une solution sera trouvée pour les artistes en résidence. Dans ce contexte, il est à rappeler que la ville de Nancy travaille à la création d’un pôle qui accueillera les artistes et les industries créatives du territoire. Cet espace pluridisciplinaire sera dédié à la création, à la production et à l’innovation artistique. Il sera géré par les acteurs culturels eux-mêmes, dans le cadre d’un cahier des charges défini par la ville. L’objectif est ainsi de fédérer la créativité pour susciter l’émulation et la richesse des projets. Les artistes en résidence dans l’ancienne école de Fontenoy y auront demain toute leur place. Toutefois, si la mise en place de ce pôle n’est pas suffisamment aboutie, une intégration au sein des ateliers des Sœurs Macarons, ou d’un autre lieu, pourrait être envisagée.

Enfin, de manière générale, l’engagement de la ville de Nancy à l’égard des MJC n’est pas remis en cause. Au titre de l’année 2016, ce sont plus de 2,5 millions d’euros de subvention qui seront attribués aux 7 MJC de Nancy et à l’Union Locale des MJC. De plus, contrairement à ce que d’aucuns affirment, la ville a investi et continuera d’investir dans ses MJC. Elle a assumé seule la restructuration de la MJC Bazin pour 1,13 millions d’euros, ce qui a permis la création d’une salle d’exposition, d’une salle de spectacle, des espaces réaménagés et adaptés, etc… Elle assumera également la rénovation de la MJC Lillebonne. Au total, ce sont 2,4 millions d’euros qui seront consacrés à l’investissement dans les MJC pendant le mandat.

Les MJC de Nancy rythment la vie de nos quartiers, font vivre le lien entre les générations, contribuent à l’apprentissage de la citoyenneté dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. Elles sont un maillon essentiel de l’éducation populaire. Elles constituent un élément essentiel de la vie sociale et culturelle de la ville. Et elles le resteront ! Tout en prenant une part active et positive aux mutations de la ville et des quartiers.

Saint Nicolas : Masseret dans le rôle du père Fouettard

Évènement familial et populaire, les festivités de la Saint Nicolas sont profondément ancrées dans le cœur des lorrains. Elles font partie de notre héritage culturel commun. Les suisses, les belges, les allemands, les luxembourgeois, etc…, partagent également ce patrimoine.

Ce constat, qui peut paraitre évident, ne semble toutefois pas faire l’unanimité. En particulier, au sein du Conseil régional de Lorraine dirigé, pour quelques mois encore, par le socialiste Jean-Pierre Masseret.

En effet, les services de ce dernier ont récemment fait savoir au Maire de Nancy que le Conseil régional de Lorraine ne souhaitait pas apporter son soutien aux festivités organisées à Nancy à l’occasion de la Saint Nicolas.

Le motif avancé à cet égard ne peut que surprendre : ces festivités ne s’intègreraient « pas dans le cadre des projets pouvant être soutenus au titre de la politique culturelle régionale » .

Mais quelle est donc cette prétendue politique culturelle ? Quels sont, au yeux de M. Masseret, les projets qui peuvent être soutenus à ce titre, si la Saint Nicolas n’en fait pas partie ? M. Masseret a-t-il oublié qu’il a lui même pétitionné pour que la Saint Nicolas soit inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ?

Au-delà d’être ridicule, le motif avancé est également fallacieux.

En effet, alors qu’il refuse de soutenir les festivités de la Saint Nicolas à Nancy, en arguant du fait qu’elles ne relèvent pas des projets pouvant être soutenus au titre de la politique culturelle régionale, le Conseil régional de Lorraine a été partenaire de ces mêmes festivités… à Metz !

Force est donc de constater que la politique culturelle menée par Jean-Pierre Masseret est à géométrie variable : selon qu’un projet est développé à Nancy ou à Metz, il est ou non soutenu par le Conseil régional de Lorraine….

Reste à espérer que les élections régionales de décembre prochain permettront de mettre fin à cette politique de gribouille.

.

Dignité et responsabilité imposent le retrait

Nul besoin de procéder à une longue exégèse des propos tenus par Nadine Morano il y a quelques jours pour conclure que ceux-ci sont inexcusables et ne peuvent qu’être condamnés par tous.

Ils sont une illustration supplémentaire de l’état de décrépitude intellectuelle dans lequel certains responsables politiques entendent faire évoluer le débat démocratique.

Qui peut croire que c’est en faisant appel aux bas instincts, en jouant sur les peurs, et en procédant à des simplifications grossières ainsi qu’à des amalgames douteux, que le discours politique gagnera en crédibilité et que les citoyens se réapproprieront la sphère publique ?

Aussi, dignité et responsabilité imposent que Nadine Morano  se retire de la campagne des élections régionales.

La dignité tout d’abord, car il est inconcevable que, après avoir tenu des propos condamnés unanimement à gauche comme à droite, elle puisse encore prétendre conserver une quelconque légitimité à représenter les familles politiques réunies sous la bannière « Unissons nos énergies ».

La responsabilité ensuite, car il importe que la droite et le centre, unis en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, puissent mener, au plus vite, une campagne sereine ayant pour seul objectif la défense des intérêts de la région et de ses habitants.