Les MJC, un engagement fort et constant de la ville de Nancy

Prenant prétexte d’un débat relatif à l’évolution d’usage d’un bien immobilier appartenant à la Ville de Nancy, certains responsables politiques tentent, par voix de presse ou par gesticulation sur les réseaux sociaux, de jeter le discrédit sur le partenariat pérenne, durable et fidèle que la municipalité a noué avec les  7 Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC) de Nancy.

On aurait pu croire que, à la suite des récentes alertes électorales, les comportements politiques, en particulier à gauche, changeraient. Il n’en est rien.

Plutôt que d’apporter des réponses concrètes, tangibles et franches, certains continuent d’utiliser à des fins purement électoralistes, et à grand coup d’affirmations rhétoriques, les interrogations – bien légitimes – des concitoyens et des acteurs de la cité.

En l’occurrenceles3huit, ces interrogations concernent les activités menées par la MJC des Trois Maisons dans son annexe, l’ancienne école de Fontenoy. Cette annexe accueille, notamment, des ateliers d’artistes établis en résidence. Propriétaire de ce lieu, la ville a demandé à la MJC de réduire la durée des conventions qu’elle signe avec ces artistes, dans la perspective, envisagée à moyen terme, de céder ce bâtiment.

Face à l’agitprop de l’opposition municipale, quelques clarifications s’imposent.

D’emblée, il importe de préciser qu’il n’a jamais été question de supprimer la MJC des Trois Maisons. Avec 11 000 adhérents, les 7 MJC de Nancy et leur Union Locale font la fierté de notre territoire et de ses habitants. Il est hors de question d’y porter atteinte. L’engagement de la ville auprès de celle des Trois Maisons ne s’est jamais démenti. Les subventions qui lui ont été octroyées n’ont d’ailleurs pas baissées mais ont, au contraire, nettement augmenté. Plus de 20% entre 2003 et 2016 ! Les échanges avec elle portent uniquement sur le devenir du bâtiment l’ancienne école de Fontenoy.

Ensuite, la cession de ce bâtiment n’est, à ce stade, qu’un projet. Aucune démarche n’a été entreprise. Néanmoins, à terme, cette cession s’imposera, tant en raison des coûts exorbitants que nécessiterait la rénovation de cette structure vétuste et inadaptée, que par l’évolution générale du quartier. L’avenir de celui-ci se construira en concertation avec les associations et les habitants. C’est la raison pour laquelle la Ville de Nancy a informé la MJC très en amont de ce projet de cession du bâtiment.

En outre, l’activité socio-éducative de la MJC des Trois Maisons n’est en rien menacée. Les locaux qui sont dédiés à cette activité, dans le bâtiment principal de la MJC, ne sont pas concernés. Ils ont été rénovés en 2001-2002 pour plus de 600 000 euros. La ville continuera de veiller à leur entretien et à leur adaptation aux activités proposées. Quant aux activités récréatives ou sportives qui pouvaient se dérouler dans l’annexe, une concertation devra être engagée pour examiner quel local adapté pourrait leur être dédié. D’ailleurs, dans le cadre de la concertation sur le devenir du quartier, il pourrait être envisagé que le futur projet immobilier intègre des lieux pour accueillir des activités diverses, en particulier associatives. Tel est déjà le cas de nombreux projets mis en œuvre par la ville de Nancy.

Par ailleurs, une solution sera trouvée pour les artistes en résidence. Dans ce contexte, il est à rappeler que la ville de Nancy travaille à la création d’un pôle qui accueillera les artistes et les industries créatives du territoire. Cet espace pluridisciplinaire sera dédié à la création, à la production et à l’innovation artistique. Il sera géré par les acteurs culturels eux-mêmes, dans le cadre d’un cahier des charges défini par la ville. L’objectif est ainsi de fédérer la créativité pour susciter l’émulation et la richesse des projets. Les artistes en résidence dans l’ancienne école de Fontenoy y auront demain toute leur place. Toutefois, si la mise en place de ce pôle n’est pas suffisamment aboutie, une intégration au sein des ateliers des Sœurs Macarons, ou d’un autre lieu, pourrait être envisagée.

Enfin, de manière générale, l’engagement de la ville de Nancy à l’égard des MJC n’est pas remis en cause. Au titre de l’année 2016, ce sont plus de 2,5 millions d’euros de subvention qui seront attribués aux 7 MJC de Nancy et à l’Union Locale des MJC. De plus, contrairement à ce que d’aucuns affirment, la ville a investi et continuera d’investir dans ses MJC. Elle a assumé seule la restructuration de la MJC Bazin pour 1,13 millions d’euros, ce qui a permis la création d’une salle d’exposition, d’une salle de spectacle, des espaces réaménagés et adaptés, etc… Elle assumera également la rénovation de la MJC Lillebonne. Au total, ce sont 2,4 millions d’euros qui seront consacrés à l’investissement dans les MJC pendant le mandat.

Les MJC de Nancy rythment la vie de nos quartiers, font vivre le lien entre les générations, contribuent à l’apprentissage de la citoyenneté dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. Elles sont un maillon essentiel de l’éducation populaire. Elles constituent un élément essentiel de la vie sociale et culturelle de la ville. Et elles le resteront ! Tout en prenant une part active et positive aux mutations de la ville et des quartiers.

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Faubourg en tête de l’art, le retour

11219387_10207476157680935_1553260122358597167_nAprès une année de césure, le « Faubourg en tête de l’art » revient ce samedi et ce dimanche pour sa 5ème édition.

Une nouvelle association, une nouvelle équipe, mais un objectif identique : présenter au plus grand nombre des œuvres d’art contemporain dans l’espace public, en transformant la rue en salle d’exposition à ciel ouvert accueillant des pièces spectaculaires.

Cette manifestation, qui a traditionnellement lieu entre la porte de la Craffe et la porte de la Citadelle, permettra de découvrir les sculptures d’une dizaine d’artistes de renom : Valérie Cerruti, Jean Christophe Cronel, Dominique Grentzinger, Jean François Laurent, Milutin Mratinkovic, Géraldine Milanese, Jean No, Gé Pellini, et Dominique Renaud.

N’hésitez pas à venir les admirer ce week-end aux faubourg des Trois Maisons !

« Regarder », une exposition qui vaut le coup d’oeil

441d8389ceEn écho à sa vocation initiale, la programmation de la galerie Poirel a, depuis quelques années, été réorientée afin de proposer au plus large public des expositions de qualité, axées sur l’art contemporain et le design.

C’est ainsi que, depuis 2012, cet équipement culturel polyvalent voulu par Victor Poirel a accueilli plusieurs expositions majeures :

  • « L’émotion design » (2012), présentant la collection de l’amateur d’art et de design allemand Alexander von Vegesack;
  • « Le feu sacré » (2013), mettant en avant des productions remarquables du Centre International d’art verrier de Meisenthal;
  • « QUiZ » (2014), permettant de découvrir une large sélection de travaux d’artistes et de designers internationaux qui interrogent le statut des objets;
  • « CharlElie, NCY-NYC » (2015), présentant une rétrospective du plasticien nancéien « multiste ».

Et du 9 avril au 6 septembre 2015, avec l’exposition « Regarder » ,  la galerie Poirel met à l’honneur une discipline trop peu mise en avant : les arts graphiques. Les 1000 m² du lieu accueillent en effet la collection d’affiches du graphiste français internationalement reconnu Vincent Perrottet, lequel a, notamment, participé à l’organisation et à la direction du Festival international de l’affiche et des arts graphiques de Chaumont de 2002 à 2009. Ce sont ainsi plus de 450 affiches, qui sont offertes au regard du public dans le cadre d’une déambulation vivante et colorée dans le monde graphique contemporain. Ce « pot-pourri » de la création visuelle internationale des dernières décennies éclaire sur la société contemporaine et parfois interpelle vivement, certains graphistes étant délibérément provocateurs et ne limitant pas leur art à sa simple vocation informative. En bref, « Regarder » est une exposition qui en met plein la vue et qui vaut le coup d’œil !

Un droit nouveau pour les Nancéiens

enquete-publiqueInsérée au sein d’un ordre du jour particulièrement fourni, la délibération n° 11 n’a pas focalisé l’attention lors du  Conseil municipal du 13 mars dernier, au cours duquel les débats ont principalement porté sur le plan d’équilibre et de développement, sur le budget primitif et sur la mise en place des instances de participation. Cette délibération constitue toutefois l’ultime et décisive étape de la consécration d’un nouveau droit dont disposent désormais les Nancéiens : le droit d’interpellation.
Historiquement, dans son acception constitutionnelle et parlementaire, ce droit consiste à permettre à un membre du Parlement d’adresser une demande d’explication à un ministre. Cette possibilité a, en substance, disparu en France à compter de l’instauration de la Vème République. Elle subsiste cependant, par exemple, en Belgique. D’ailleurs, dans ce pays, le droit d’interpellation connait une déclinaison « locale ». En effet, de très nombreuses municipalités (telles que Verviers, Namur, Louvain la Neuve, Ixelles, Anderlecht, ou Bruxelles) ont donné la possibilité à un habitant ou un groupe restreint d’habitants d’interpeller directement leurs instances communales. Plus récemment, en France, des régions (dont les régions Champagne Ardenne, Auvergne et Île de France), des départements, (comme l’Ille et Vilaine), et Paris ont expérimenté une déclinaison du droit d’interpellation, souvent sous une forme collective. En 2014, la ville de Nancy s’est engagée dans une voie similaire mais plus aboutie, en instaurant un véritable droit individuel d’interpellation des autorités municipales.
C’est ainsi que, conformément aux engagements pris par la nouvelle majorité lors de la campagne électorale, le règlement intérieur du Conseil municipal, adopté le 28 avril 2014, instaure un tel droit. Celui-ci se définit comme « la possibilité pour les habitants de Nancy de faire discuter un point qui ressort de la compétence de la commune par l’inscription à l’ordre du jour d’une commission municipale et/ou du conseil municipal ». Restait à en définir les conditions de mise en œuvre. Celles-ci ont été largement débattues par les nancéiens au cours de la consultation citoyenne « Nancy en mouvement », qui a permis de recueillir les avis du plus grand nombre sur les modalités pratiques d’usage de ce droit. Fruit de ce travail de co-construction, les dispositions adoptées lors du Conseil municipal du 13 mars dernier viennent donner corps à ce droit.

Les titulaires du droit
Afin de faire bénéficier du droit d’interpellation au plus grand nombre, les titulaires de celui-ci ont été définis de manière large. Ainsi, « tout citoyen domicilié à Nancy » peut en faire usage. Il s’agit donc d’un droit individuel, ne nécessitant pas, pour l’exercer, de recueillir l’assentiment d’un nombre minimal de personnes. Son usage n’est en outre pas limité aux personnes inscrites sur les listes électorales. Enfin, les conseils citoyens, le conseil des entrepreneurs ou le conseil nancéien de la jeunesse jouissent également de la possibilité d’en faire usage.

Conditions d’usage du droit
Pour préserver la qualité du débat démocratique et éviter les abus de droit, trois limites ont été posées.
Premièrement, le droit d’interpellation ne peut être exercé, par la même personne, qu’une fois par année.
Deuxièmement, ce droit ne peut être mis en œuvre à compter du premier jour de l’année qui précède le renouvellement du Conseil municipal.
Troisièmement, aucune interpellation ayant trait à un point inscrit à l’ordre du jour d’un Conseil municipal du mandat en cours ou portant sur une question définitivement réglée ne peut être examinée.

La procédure d’interpellation
La mise en œuvre du droit d’interpellation comporte – en substance – 3 étapes.
Premièrement, l’interpellation est adressée au maire, qui en examine, au regard des conditions qui viennent d’être évoquées, la recevabilité. Afin de faciliter cette saisine, un formulaire sera mis en ligne sur le site internet de la ville.
Deuxièmement, si l’interpellation est recevable, un avis  sur la question abordée est adressé au maire. Cet avis est émis, selon la thématique abordée, par le conseil citoyen compétent géographiquement (pour les questions liées au cadre de vie et à la proximité), par le conseil des entrepreneurs (pour les questions liées à l’économie et à l’emploi), par le conseil nancéien de la jeunesse (pour les questions d’éducation et de jeunesse), ou, à défaut, par la commission municipale permanente compétente. Avant de rendre son avis, l’instance en cause auditionne l’interpellant.
Troisièmement, le maire inscrit, le cas échéant, l’interpellation à l’ordre du jour du plus proche conseil municipal. Au cours de celui-ci, l’interpellant présente lui-même son interpellation.
Celle-ci fait ensuite l’objet d’une délibération ou d’un débat sans vote en séance du Conseil municipal, au cours duquel tous les groupes politiques peuvent s’exprimer.

Voici dressées, à grands traits, les principales caractéristiques de ce droit nouveau des Nancéiennes et des Nancéiens.

Son instauration répond à la volonté clairement affichée de la majorité municipale de renforcer la participation des habitants au fonctionnement démocratique de leur commune, de favoriser leur information et leur expression directes sur des questions d’intérêt communal, et d’être saisie le plus directement possible de questions à prendre en considération.

L’histoire retiendra cependant que l’opposition de gauche – sans d’ailleurs justifier clairement sa position – n’a pas voté en faveur de la délibération déterminant les modalités d’exercice de ce droit…