Faubourg en tête de l’art, le retour

11219387_10207476157680935_1553260122358597167_nAprès une année de césure, le « Faubourg en tête de l’art » revient ce samedi et ce dimanche pour sa 5ème édition.

Une nouvelle association, une nouvelle équipe, mais un objectif identique : présenter au plus grand nombre des œuvres d’art contemporain dans l’espace public, en transformant la rue en salle d’exposition à ciel ouvert accueillant des pièces spectaculaires.

Cette manifestation, qui a traditionnellement lieu entre la porte de la Craffe et la porte de la Citadelle, permettra de découvrir les sculptures d’une dizaine d’artistes de renom : Valérie Cerruti, Jean Christophe Cronel, Dominique Grentzinger, Jean François Laurent, Milutin Mratinkovic, Géraldine Milanese, Jean No, Gé Pellini, et Dominique Renaud.

N’hésitez pas à venir les admirer ce week-end aux faubourg des Trois Maisons !

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Un été du street art à Nancy

Le développement de l’art dans la Ville, et plus particulièrement du street art, est au cœur du volet culturel du projet de ville élaboré par la nouvelle équipe municipale de Nancy. Afin de donner, dès 2015, un geste significatif dans ce domaine, il a été décidé de mettre à l’honneur des artistes, locaux ou internationaux, à l’occasion d’un « Été du street art ». Ce sont ainsi pas moins de 4 évènements qui ponctueront l’été et qui offriront aux Nancéiens l’occasion de découvrir de nombreuses œuvres, dont certaines seront réalisées en direct et devant le public.

Nancy repeint le mur

Le premier rendez-vous estival aura lieu sur le mur pignon des locaux du Centre CommunalDavid-Walker-Bride-1 d’Action Sociale (CCAS) situés rue Léopold Lallement. La ville de Nancy a en effet choisi de soutenir le projet de la galerie parisenne Mathgoth, qui propose la réalisation, à cet emplacement, d’une fresque monumentale. Celle-ci sera réalisée, du 8 au 13 juin, par l’artiste anglais David Walker. Londonien installé à Berlin, ce portraitiste issu du graffiti travaille à la bombe, à main levée, sans pinceau ni brosse. Celui qui décrit son art comme un « bordel merveilleux » offrira donc au regard des Nancéiens un nouveau portrait de femme dont il est si friand.

Nancy fait le mur

11230915_1006923492653886_6352532918108492445_nC’est ensuite une façade du centre commercial Saint Sébastien qui sera mise en valeur avec l’installation d’un mur de 8m sur 3m. L’idée est de proposer, sur une forme de galerie d’art à ciel ouvert, une programmation de 10 expositions par an, d’une durée d’environ un mois, de peintures originales d’artistes urbains d’envergure nationale et régionale. Le public sera ainsi confronté à la réalisation de l’œuvre en direct et aura la possibilité d’échanger avec les artistes. Le premier artiste invité sera Alëxone. Il s’agit de la déclinaison locale d’une initiative lancée en 2003 rue Oberkampf à Paris par Thom Thom et Jean Faucheur puis reprise dans plusieurs villes de France (Bordeaux, Marseille, Mulhouse et Saint Etienne). A Nancy, ce projet est porté par l’association nancéienne « Le MUR Nancy », créée notamment par l’artiste Gilbert1.

Nancy bombe Alstom

Le site Asltom, rue Oberli10306722_377988802409331_6380348611783344106_nn, sera le lieu du troisième rendez-vous d’art urbain de l’été, proposé par l’association JIM. Plus de 40 graffeurs (dont 1/3 de locaux) investiront la halle de l’ancienne usine afin de promouvoir leur art dans un lieu propice à la rencontre avec le public. Temps fort de cet évènement : une « big jam » aura lieu les 27 et 28 juin, avec l’arrivée de la plupart des artistes qui « coloriseront » les lieux en direct devant le public pendant deux jours. Suivra, jusqu’au 12 juillet, un temps d’exposition. Avant que ces créations éphémères ne disparaissent irrémédiablement à l’issue de la manifestation.

Nancy repeint la rue

Sabina-Lang-Daniel-Baumann-yatzer-8Last but not least : l’ « Été du street art » s’achèvera en fanfare avec la réalisation, dans une partie de la rue des Ponts et de la rue de la Visitation, d’un « street painting ». Les « street painting » sont des peintures aux formes géométriques et aux couleurs vives directement apposées sur l’asphalte des rues ou des routes. Le duo artistique composé par la suissesse Sabina Lang et l’américain Daniel Baumann, qui vivent et travaillent ensemble depuis les années 90, fait actuellement référence dans ce domaine. Après Paris, Zurich ou encore Moscou, c’est au tour de Nancy d’accueillir une de leur création. Le résultat – sans doute très spectaculaire – sera visible à compter de la fin du mois d’août.

Et en attendant ces 4 temps forts de l’ « Été du street art », l’association Atelier 33 vous donne rendez-vous les 23 et 24 mai pour « Graff’ ton SQUAT ». Il s’agit d’un « squat flash » dans un lieu mystère à Nancy qui disparaîtra du paysage nancéien moins d’un mois après l’évènement… Tous les détails seront dévoilés dans la presse au dernier moment…

« Regarder », une exposition qui vaut le coup d’oeil

441d8389ceEn écho à sa vocation initiale, la programmation de la galerie Poirel a, depuis quelques années, été réorientée afin de proposer au plus large public des expositions de qualité, axées sur l’art contemporain et le design.

C’est ainsi que, depuis 2012, cet équipement culturel polyvalent voulu par Victor Poirel a accueilli plusieurs expositions majeures :

  • « L’émotion design » (2012), présentant la collection de l’amateur d’art et de design allemand Alexander von Vegesack;
  • « Le feu sacré » (2013), mettant en avant des productions remarquables du Centre International d’art verrier de Meisenthal;
  • « QUiZ » (2014), permettant de découvrir une large sélection de travaux d’artistes et de designers internationaux qui interrogent le statut des objets;
  • « CharlElie, NCY-NYC » (2015), présentant une rétrospective du plasticien nancéien « multiste ».

Et du 9 avril au 6 septembre 2015, avec l’exposition « Regarder » ,  la galerie Poirel met à l’honneur une discipline trop peu mise en avant : les arts graphiques. Les 1000 m² du lieu accueillent en effet la collection d’affiches du graphiste français internationalement reconnu Vincent Perrottet, lequel a, notamment, participé à l’organisation et à la direction du Festival international de l’affiche et des arts graphiques de Chaumont de 2002 à 2009. Ce sont ainsi plus de 450 affiches, qui sont offertes au regard du public dans le cadre d’une déambulation vivante et colorée dans le monde graphique contemporain. Ce « pot-pourri » de la création visuelle internationale des dernières décennies éclaire sur la société contemporaine et parfois interpelle vivement, certains graphistes étant délibérément provocateurs et ne limitant pas leur art à sa simple vocation informative. En bref, « Regarder » est une exposition qui en met plein la vue et qui vaut le coup d’œil !

Un droit nouveau pour les Nancéiens

enquete-publiqueInsérée au sein d’un ordre du jour particulièrement fourni, la délibération n° 11 n’a pas focalisé l’attention lors du  Conseil municipal du 13 mars dernier, au cours duquel les débats ont principalement porté sur le plan d’équilibre et de développement, sur le budget primitif et sur la mise en place des instances de participation. Cette délibération constitue toutefois l’ultime et décisive étape de la consécration d’un nouveau droit dont disposent désormais les Nancéiens : le droit d’interpellation.
Historiquement, dans son acception constitutionnelle et parlementaire, ce droit consiste à permettre à un membre du Parlement d’adresser une demande d’explication à un ministre. Cette possibilité a, en substance, disparu en France à compter de l’instauration de la Vème République. Elle subsiste cependant, par exemple, en Belgique. D’ailleurs, dans ce pays, le droit d’interpellation connait une déclinaison « locale ». En effet, de très nombreuses municipalités (telles que Verviers, Namur, Louvain la Neuve, Ixelles, Anderlecht, ou Bruxelles) ont donné la possibilité à un habitant ou un groupe restreint d’habitants d’interpeller directement leurs instances communales. Plus récemment, en France, des régions (dont les régions Champagne Ardenne, Auvergne et Île de France), des départements, (comme l’Ille et Vilaine), et Paris ont expérimenté une déclinaison du droit d’interpellation, souvent sous une forme collective. En 2014, la ville de Nancy s’est engagée dans une voie similaire mais plus aboutie, en instaurant un véritable droit individuel d’interpellation des autorités municipales.
C’est ainsi que, conformément aux engagements pris par la nouvelle majorité lors de la campagne électorale, le règlement intérieur du Conseil municipal, adopté le 28 avril 2014, instaure un tel droit. Celui-ci se définit comme « la possibilité pour les habitants de Nancy de faire discuter un point qui ressort de la compétence de la commune par l’inscription à l’ordre du jour d’une commission municipale et/ou du conseil municipal ». Restait à en définir les conditions de mise en œuvre. Celles-ci ont été largement débattues par les nancéiens au cours de la consultation citoyenne « Nancy en mouvement », qui a permis de recueillir les avis du plus grand nombre sur les modalités pratiques d’usage de ce droit. Fruit de ce travail de co-construction, les dispositions adoptées lors du Conseil municipal du 13 mars dernier viennent donner corps à ce droit.

Les titulaires du droit
Afin de faire bénéficier du droit d’interpellation au plus grand nombre, les titulaires de celui-ci ont été définis de manière large. Ainsi, « tout citoyen domicilié à Nancy » peut en faire usage. Il s’agit donc d’un droit individuel, ne nécessitant pas, pour l’exercer, de recueillir l’assentiment d’un nombre minimal de personnes. Son usage n’est en outre pas limité aux personnes inscrites sur les listes électorales. Enfin, les conseils citoyens, le conseil des entrepreneurs ou le conseil nancéien de la jeunesse jouissent également de la possibilité d’en faire usage.

Conditions d’usage du droit
Pour préserver la qualité du débat démocratique et éviter les abus de droit, trois limites ont été posées.
Premièrement, le droit d’interpellation ne peut être exercé, par la même personne, qu’une fois par année.
Deuxièmement, ce droit ne peut être mis en œuvre à compter du premier jour de l’année qui précède le renouvellement du Conseil municipal.
Troisièmement, aucune interpellation ayant trait à un point inscrit à l’ordre du jour d’un Conseil municipal du mandat en cours ou portant sur une question définitivement réglée ne peut être examinée.

La procédure d’interpellation
La mise en œuvre du droit d’interpellation comporte – en substance – 3 étapes.
Premièrement, l’interpellation est adressée au maire, qui en examine, au regard des conditions qui viennent d’être évoquées, la recevabilité. Afin de faciliter cette saisine, un formulaire sera mis en ligne sur le site internet de la ville.
Deuxièmement, si l’interpellation est recevable, un avis  sur la question abordée est adressé au maire. Cet avis est émis, selon la thématique abordée, par le conseil citoyen compétent géographiquement (pour les questions liées au cadre de vie et à la proximité), par le conseil des entrepreneurs (pour les questions liées à l’économie et à l’emploi), par le conseil nancéien de la jeunesse (pour les questions d’éducation et de jeunesse), ou, à défaut, par la commission municipale permanente compétente. Avant de rendre son avis, l’instance en cause auditionne l’interpellant.
Troisièmement, le maire inscrit, le cas échéant, l’interpellation à l’ordre du jour du plus proche conseil municipal. Au cours de celui-ci, l’interpellant présente lui-même son interpellation.
Celle-ci fait ensuite l’objet d’une délibération ou d’un débat sans vote en séance du Conseil municipal, au cours duquel tous les groupes politiques peuvent s’exprimer.

Voici dressées, à grands traits, les principales caractéristiques de ce droit nouveau des Nancéiennes et des Nancéiens.

Son instauration répond à la volonté clairement affichée de la majorité municipale de renforcer la participation des habitants au fonctionnement démocratique de leur commune, de favoriser leur information et leur expression directes sur des questions d’intérêt communal, et d’être saisie le plus directement possible de questions à prendre en considération.

L’histoire retiendra cependant que l’opposition de gauche – sans d’ailleurs justifier clairement sa position – n’a pas voté en faveur de la délibération déterminant les modalités d’exercice de ce droit…

Une année d’action

Voici un an que la ville de Nancy s’est dotée d’un « maire nouveau » et d’une majorité municipale renouvelée. S’il est, à ce stade, trop tôt pour dresser un bilan de l’action menée au cours de cette période, il n’est pas inutile de rappeler, en particulier à l’adresse de ceux qui  évoquent « l’inaction », le « ronronnement » ou « l’absence de souffle » de l’actuelle majorité, les mesures qui, pendant l’année écoulée, ont été décidées et/ou mises en œuvre.

A cet égard, on peut citer en particulier :

Suivront dans les jours prochains :

  • l’adoption d’un plan d’équilibre et de développement courageux, afin, d’une part, de faire face à la baisse brutale des dotations de l’état de 10 millions d’euros sur 6 ans et, d’autre part, de concrétiser l’engagement politique de stabilité fiscale, de maintien de l’investissement et de maîtrise de l’endettement ;
  • la définition d’une politique de participation citoyenne dynamique, avec la mise en place de Conseils citoyens, d’un Conseil des entrepreneurs, d’un Conseil de la jeunesse, et – mesure la plus innovante – la consécration d’un droit d’interpellation ;
  • la confirmation du soutien de la ville aux associations.

Les semaines et les mois à venir verront également :

  • la création d’un centre des ressources associatives ;
  • les premières mesures en matière d’art dans la ville ;
  • les travaux de rénovation sur l’Hôtel de ville et l’Opéra ;
  • la création d’un skate park ;
  • etc…

Vous avez dit inaction ?